JADE // Bande à Part Session // 15 Nov 2007

Don’t Border me est né officiellement le 9 juin 2007,  à Montréal, grace aux efforts des journalistes Christelle Franca et Serge Abiaad. Le projet s’intéresse aux musiques et la création faite où les frontières géopolitiques sont trop rigides; là où la circulation des individus, des idées et d’une information honnête est aussi complexe qu’essentielle. Pour ses premiers pas, Don’t Border me a souhaité donner la parole à la musique libanaise actuelle.

DJ résident et propriétaire du club The Basement à Beyrouth, un des rares clubs digne de ce nom au Liban, et membre de la formation Blend, l’unique groupe de rock de la de la région à avoir été signé avec un label majeur (EMI), Jade est un poly-actif de la propagande musicale sur tous les fronts. Pendant que la guerre de 2006 entre Israël et le Liban fait rage, il organise même des soirées clubbing internationales de soutien à la Croix-Rouge Libanaise.

Invité de l’émission Ruptures sur 96.2FM, dans le cadre du projet Don’t Border me/Bande à Part, il donne aux auditeurs de Radio Liban (et de Radio Canada..) un aperçu de la scène musicale libanaise électronique à Beyrouth.

Ecouter:
bande-a-part-jad-souaid-15-nov07-part-1 + bande-a-part-jad-souaid-15-nov07-part-2


ALEXANDRE MEDAWAR // Bande à Part Session // 15 Nov 2007

Don’t Border me est né officiellement le 9 juin 2007,  à Montréal, grace aux efforts des journalistes Christelle Franca et Serge Abiaad. Le projet s’intéresse aux musiques et la création faite où les frontières géopolitiques sont trop rigides; là où la circulation des individus, des idées et d’une information honnête est aussi complexe qu’essentielle. Pour ses premiers pas, Don’t Border me a souhaité donner la parole à la musique libanaise actuelle.

Jeune adolescent, avec les Sex Pistols, Alexandre Medawar comprend que le rock blanc est mort. Il fonce aux block parties hip-hop puis va suer sur la Chicago house et la techno de Detroit avant de rejoindre les masses qui défilent en rythme au son de la batucada. Selon lui, le haut-parleur est la meilleure arme pour changer le monde.

Dans le cadre du projet Bande à Part/Don’t Border me, Alexandre a offert un soundscape (ou paysage sonore, en pièce attachée), enregistré et trituré avec l’aide de Ziad Nawfal, avec des apparitions-surprise des musiciens Charbel Haber et Mazen Kerbaj, ainsi que deux photographies prises par lui-même:


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CAROLINE TABET // Bande à Part Session // 13 Nov 2007

Don’t Border me est né officiellement le 9 juin 2007,  à Montréal, grace aux efforts des journalistes Christelle Franca et Serge Abiaad. Le projet s’intéresse aux musiques et la création faite où les frontières géopolitiques sont trop rigides; là où la circulation des individus, des idées et d’une information honnête est aussi complexe qu’essentielle. Pour ses premiers pas, Don’t Border me a souhaité donner la parole à la musique libanaise actuelle.

Partie de la photographie et du cinéma, Caroline Tabet a fondé ART.CORE, une organisation de performances publiques autour de la musique électronique et l’imagerie expérimentale, qui sera pour beaucoup de jeunes Libanais la première découverte d’un monde sonore nouveau. Aujourd’hui, elle réalise des films et des installations/performances multimédias.

Dans le cadre du projet Bande à Part/Don’t Border me, Caroline a offert un soundscape (ou paysage sonore, en pièce attachée), deux photographies prises par elle-même, ainsi qu’une pièce écrite (voir plus bas).


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Songe d’une nuit d’été à Beyrouth

Une nuit,
Du crépuscule à l’aube.
La ville s’obscurcit entre silence, recueillement et enivrement.
Au crépuscule, des femmes se retrouvent sur la grande place  pour allumer des bougies, poser des fleurs et écrire des mots sur des stèles éphémères.
Un visage obsédant faits et gestes.
Une journée qui prend fin, une nuit parmi tant d’autres.
Ailleurs d’autres groupes s’enivrent, alors que certains attendent que les heures s’égrènent jusqu’à l’aube.
La ville paraît si calme, ce n’est qu’un leurre.
Au petit matin Beyrouth reprendra son vacarme incessant.
Mais en attendant j’aimerais pouvoir absorber le grésillement des radios, les cris et les chuchotements de ceux qui reste éveillé quand tous les autres dorment.
Capter la densité du silence, la texture du noir en mettant bout à bout les moindres mouvements et les bruits ambiants.
La création est au centre de la nuit, Beyrouth est au centre de la création.
Les impressions visuelles et sonores qui persistent de mes errances nocturnes se partitionnent abstraitement en un tissu de bruits sourds, du son de la mer qui n’est jamais loin, des claquements de mes pas faisant écho aux activités du port et de multiples interférences rencontrées en chemin.

Caroline Tabet
Beyrouth, 11.11.07

BACHIR SFEIR // Bande à Part Session // 13 Nov 2007

Don’t Border me est né officiellement le 9 juin 2007,  à Montréal, grace aux efforts des journalistes Christelle Franca et Serge Abiaad. Le projet s’intéresse aux musiques et la création faite où les frontières géopolitiques sont trop rigides; là où la circulation des individus, des idées et d’une information honnête est aussi complexe qu’essentielle. Pour ses premiers pas, Don’t Border me a souhaité donner la parole à la musique libanaise actuelle.

Bachir Sfeir, animateur radio sur “La Voix du Peuple” et chroniqueur culturel au journal “Al-Akhbar”, était l’invité de l’émission Décalages, sur 96.2FM. Dans le cadre du projet Don’t Border me/Bande à Part, il donne un bref aperçu (faute de temps!) de la scène musicale libanaise orientale.

Ecouter:
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Review // Lebanon’s Alternative Music Scene // Version 1

[This article was written for and published by PRIME JORDAN MAGAZINE in 2007]

Despite the traces and scars of numerous battles and confrontations, the city of Beirut manages to this day, as the song goes, to “shake itself up, dust itself off, and start all over again”… This constant state of rejuvenation is found in various walks of Lebanese life, but more so in the fields of art, and especially that of music.

The city of Beirut and its neighborhoods are alive with the sounds, sonorities and tunes of hundreds of musicians, moving at ease between different styles and categories, from traditional workouts to oriental jazz, from rap to punk, and from dance-floor electro to more nuanced strands of electronica…

In a city famous from its happy blending of cultures and influences, Lebanese bands also operate a mixture of genres: Soapkills’ explosive cocktail of traditional Arabic music and electro has made them the best-known duo of the Middle Eastern Underground, and one of its finest exports. Their first album, Bater, features outstanding contributions from local jazz musicians Rabih Mroué (flute) and Walid Sadek (trumpet).

The Soapkills’ main man, Zeid Hamdan, is also a towering presence on the rock scene, as guitar player with the New Government. The latter are the true dandies of the Lebanese rock scene. Coming from different musical backgrounds, the perfect synergy these five musicians create has already resulted in the New Government Strikes album, which combines great melodies and subtlety with punk energy and style. Flashes of British ‘60s psychedelia (Kinks, Small Faces) abound, interspersed with modern flourishes.

In another corner of the rock ‘front’, stand the Scrambled Eggs. By far one of the most interesting alternative rock bands operating in Beirut today, the Scrambled Eggs’ music is dark, strange and fascinating, and provides the perfect soundtrack to post-war Beirut.
Over the course of 3 albums, and then some, the band has managed to create its own distinctive sound, a fine mesh of guitars and noises, pushing to the extreme the search for harmony in chaos.

Jawad Nawfal knows a great deal about the fine line(s) between harmony and chaos. Not content with his status as Beirut’s first and foremost Drum&Bass/HardTech DJ, he has created an alter-ego for his more ‘restrained’ musical ventures, under the moniker Munma. The band’s first release, 34 Days, is a set of 6 electro-ambient tracks, featuring minimal beats, ominous vocal samples, and a rich tapestry of interlocking, layered sounds. 34 Days recalls the ethereal, hushed moods of Warp label artists such as Boards of Canada and Aphex Twin at their ambient best; with an oriental twist, added for good measure.

Last but not least, Beirut’s rap scene is filled with various luminaries: Ashekman, RGB, Kitayoun, Katibe Khamse, and of course Rayess Bek… Wael Kodeih (aka Rayess Bek) single-handedly created the Lebanese rap scene in the ‘90s with his band Aks’ser. They’ve been growing ever since, and released their first full-fledged album on major label EMI in 2006. Wael’s solo project Rayess Bek has allowed him to deal with more serious issues; he raps about social, economical and political problems: the corrupt government of his country, a society on the brink of collapse, and disoriented youth.

Ziad Nawfal


[Photo of Malek Rizkallah, drummer with Scrambled Eggs, by Ziad Nawfal]

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Review // Scrambled Eggs // Happy Together Filthy Forever

[December 2006]

In July 2006, as another edition of the Lebanese-Israeli war raged around them, Lebanese rockers Scrambled Eggs went into the studio to mark down on record their most abrasive and violent set yet. Gone are the moody and introspective ramblings of their 3 previous albums, as the Eggs aim straight for the jugular in this short set (5 tracks) of angry and scorching punk nuggets, which bring to mind both the recent experimentations of Sonic Youth and the rash energy of early Pil and Cure.

The album also includes a remix of the track ‘Bleeding Nun’ by Lebanese electronica artist Munma.


LISTEN:

Audio 1: Bleeding Nun

Audio 2: Johnny Anti-Christ


Review // Munma // 34 Days

[December 2006]

Although this is his first CD release on the Lebanese market, Jawad Nawfal has been active on the local dance scene for a solid number of years, under a variety of guises (AEX, Ae_quo, etc.). ’34 Days’ is a set of 6 electro-ambient tracks, featuring minimal beats, ominous vocal samples, and a rich tapestry of interlocking, layered sounds.

The album was recorded during Israel’s attacks on Lebanon in the summer of 2006, which explains to some extent the overall sombre and introspective mood of the tracks. At times, ’34 Days’ recalls the ethereal, hushed moods of Warp label artists such as Boards of Canada and Aphex Twin at his ambient best; with an oriental twist, added for good measure.


LISTEN:

Audio 1: Yaqiin

Audio 2: Qana